Partenariats Public-Privé: Un besoin de complémentarité

Des experts du Conseil d’Appui à la Réalisation des Contrats de Partenariat (CARPA) font savoir que certains partenariats avec divers acteurs ont aujourd’hui besoin d’évoluer au Cameroun, afin de mieux accompagner les objectifs du développement définis par son gouvernement, dans son Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). L’information a été donnée lors de la restitution d’une étude sur le paysage des partenariats entre divers acteurs au Cameroun le 22 janvier 2013 dernier. Une information que le Ministre délégué de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) a reprise à son compte. Les partenariats multi acteurs sont devenus structurants dans la réalisation des objectifs de développement. C’est à ce titre que nous pensons avec le CARPA, qu’il aura lieu de mobiliser toutes les personnes autour de cette volonté que nous avons tous de devenir un pays émergeant en 2035, a expliqué Monsieur Yaoba Abdoulaye. Selon les observations issues de l’étude, de nombreuses actions sont menées conjointement entre divers partenaires de la société, pour répondre à des besoins économiques et ou de développement. Une physionomie complète de ces actions notamment dans les domaines de la santé, l’éducation, l’emploi et la protection sociale et l’accès aux services sociaux de base par exemple, indique que ces partenariats sont divers. Certains découlent de différents accords sectoriels, issue des privatisations effectués dans les années 90. D’autres partenariats eux sont survenus dans le cadre d’une loi promulguée en 2006 et qui fixe le régime général des partenariats. A côté de ces partenariats classiques, la Coopération Allemande qui a soutenu la réalisation de l’étude, a souhaité que soit mis l’accent sur une forme complémentaire de partenariat il s’agit du partenariat social qui consiste à combiner les intérêts économiques des entreprises avec les objectifs de développement durable, dans le cadre de projets planifiés et réalisés conjointement.

L’idée générale ici est de proposer à tous les acteurs du développement, une forme complémentaire de partenariat. C’est celui qui consiste à faire converger les intérêts d’une entreprise à ceux du développement durable. Nous l’avons expérimenté avec un vrai succès au Cameroun en 2012 dans quelques cas de figure, et nous souhaitons aujourd’hui partager les bénéfices de ces expériences avec les autres, notamment l’administration camerounaise et l’ensemble de ses partenaires, a indiqué Roseline Fischer, le point focal de la GIZ, l’agence d’exécution de la Coopération Allemande, dans ce projet. L’étude a aussi mis en évidence que les formes de partenariats pour le développement existent déjà au Cameroun, l’évaluation de leur impact effectif reste un défi. Une réflexion partagée par des experts présents dans la salle et qui ont relevé le fait que si ces formes de partenariats visent l’atteinte des objectifs de développement, il faudrait pouvoir les évaluer, mesurer leurs impacts sur la création de la richesse et aussi leur pertinence en terme d’efficience. C’est pour cela que nous avons au terme de notre étude formulé un certain nombre de recommandations qui nous l’espérons pourrons nous aider à avancer. Il est évident que beaucoup de partenariats sociaux échappent à tout encadrement et cela empêche d’y avoir une certaine visibilité. Le CARPA a beaucoup muri depuis sa création et aujourd’hui nous pensons pouvoir accompagner tous les partenaires dans cette perspective. Bien sûr il y a encore beaucoup de chose à faire mais nous notre part le défi peut et mérite d’être relevé, pour le bien de tous les camerounais, a commenté pour sa part Justin Ntsama, le Coordonnateur Technique du CARPA et de l’étude. La fin de l’atelier a abouti sur le fait que d’autres rencontres multi acteurs devraient se tenir, afin de mieux élaborer un plan d’actions, pour une meilleure profitabilité du gain de toutes les formes de partenariats multi-acteurs.